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	<title>Commentaires pour Blog du projet Discotheka</title>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (I) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (XI) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=272#comment-548</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (XI) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 May 2011 18:03:22 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Revenir au premier article Ça n’a pas toujours été le cas : « les auditeurs modernes, accoutumés à entendre des enregistrements précis, souvent mieux que nature, veulent-ils se reporter à l’âge héroïque de la machine parlante, où le petit phonographe de pacotille, avec son mouvement de jouet mécanique et ces cylindres de mauvaise cire, avait seul le privilège de reproduire la voix humaine ? [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Revenir au premier article Ça n’a pas toujours été le cas : « les auditeurs modernes, accoutumés à entendre des enregistrements précis, souvent mieux que nature, veulent-ils se reporter à l’âge héroïque de la machine parlante, où le petit phonographe de pacotille, avec son mouvement de jouet mécanique et ces cylindres de mauvaise cire, avait seul le privilège de reproduire la voix humaine ? [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (I) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (X) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=272#comment-313</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (X) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 19:22:51 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Revenir au premier article Comme le postule Walter Benjamin pour qui « la reproduction standardisée d’une œuvre d’art et sa diffusion massive et distante (à la fois dans l’espace et dans le temps) ont pour conséquence une perte d’aura de l’œuvre d’art, perte d’aura qui est inséparable d’une perte d’authenticité de la relation esthétique à l’œuvre […] Le disque, donc, aurait ainsi impliqué en tant que médium de masse une perte d’authenticité de la relation à la musique, une chute dans la consommation passive de musique, et sa désintégration dans le système de la mode et des ˝tubes˝ ». S. Maisonneuve, Reproduction technique et réception de la musique : le phonogramme, entre culture de masse et patrimonialisation, Leçon magistrale donnée à la Cité de la Musique, op. cit., Paris, 21 février 2006. [&#8617;]S. Maisonneuve, ibid. [&#8617;]« Le coin des vieux disques », article non signé, Disques, n° 14, février 1936, op. cit., p. 5. [&#8617;]Disques, n° 14, Ibid. [&#8617;]« Un grand collectionneur, M. Guy Ferrant », article non signé, Disques, n°18, 18 juin 1936, op. cit ., p. 1. [&#8617;]Pour être honnête, on doit noter que cette tendance rencontre certaines résistances chez quelques critiques. Ainsi, Boris Zadri note : « la place nous manque pour comparer les enregistrements de Kempff à ceux de Schnabel et Egon Petri non moins remarquables. Ce genre de comparaisons ne servirait d’ailleurs pas à grand-chose. Il s’agit de trois grands interprètes qui jouent souvent différemment le même allegro ; cela permettrait sans doute d’établir un classement, mais dans un tout autre allegro, celui-ci se trouverait bouleversé ». B. Zadri, « La Sonate op. 111 de Beethoven », Disques, n° 37, février 1939, op. cit., p. 3. Mais on doit également dire que Boris Zadri est un pianiste respecté qui ne peut qu’éprouver quelques difficultés à jouer le jeu des références. À moins, bien sûr, d’accepter de se tirer une balle dans le pied… [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &#8592; Le Sacre du Printemps [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Revenir au premier article Comme le postule Walter Benjamin pour qui « la reproduction standardisée d’une œuvre d’art et sa diffusion massive et distante (à la fois dans l’espace et dans le temps) ont pour conséquence une perte d’aura de l’œuvre d’art, perte d’aura qui est inséparable d’une perte d’authenticité de la relation esthétique à l’œuvre […] Le disque, donc, aurait ainsi impliqué en tant que médium de masse une perte d’authenticité de la relation à la musique, une chute dans la consommation passive de musique, et sa désintégration dans le système de la mode et des ˝tubes˝ ». S. Maisonneuve, Reproduction technique et réception de la musique : le phonogramme, entre culture de masse et patrimonialisation, Leçon magistrale donnée à la Cité de la Musique, op. cit., Paris, 21 février 2006. [&#8617;]S. Maisonneuve, ibid. [&#8617;]« Le coin des vieux disques », article non signé, Disques, n° 14, février 1936, op. cit., p. 5. [&#8617;]Disques, n° 14, Ibid. [&#8617;]« Un grand collectionneur, M. Guy Ferrant », article non signé, Disques, n°18, 18 juin 1936, op. cit ., p. 1. [&#8617;]Pour être honnête, on doit noter que cette tendance rencontre certaines résistances chez quelques critiques. Ainsi, Boris Zadri note : « la place nous manque pour comparer les enregistrements de Kempff à ceux de Schnabel et Egon Petri non moins remarquables. Ce genre de comparaisons ne servirait d’ailleurs pas à grand-chose. Il s’agit de trois grands interprètes qui jouent souvent différemment le même allegro ; cela permettrait sans doute d’établir un classement, mais dans un tout autre allegro, celui-ci se trouverait bouleversé ». B. Zadri, « La Sonate op. 111 de Beethoven », Disques, n° 37, février 1939, op. cit., p. 3. Mais on doit également dire que Boris Zadri est un pianiste respecté qui ne peut qu’éprouver quelques difficultés à jouer le jeu des références. À moins, bien sûr, d’accepter de se tirer une balle dans le pied… [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &larr; Le Sacre du Printemps [...]</p>
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		<title>Commentaires sur À propos par François Scharffe</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?page_id=2#comment-295</link>
		<dc:creator>François Scharffe</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 14:33:26 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour JP,

désolé de vous répondre si tard. Vous pouvez nous contacter directement à askteam @ discotheka . com

cdlt,
François</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour JP,</p>
<p>désolé de vous répondre si tard. Vous pouvez nous contacter directement à askteam @ discotheka . com</p>
<p>cdlt,<br />
François</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (I) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IX) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=272#comment-266</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IX) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 06:55:34 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Revenir au premier article C’est précisément la mention qui est portée sur la première page de cet opuscule. [&#8617;]Par la suite, les textes deviendront plus nombreux. [&#8617;]Henry-Jacques, « La Symphonie Fantastique de Berlioz », Disques, n° 1, janvier 1935, p. 1. [&#8617;]La musique n’est plus un art vivant sur lequel on se doit de prendre position, mais l’objet d’un récit plus ou moins romanesque, lui-même simple faire valoir puisque son objectif avoué reste la promotion d’un disque. [&#8617;]J-M. Gilbert, « À nos lecteurs », Disques,  n°22, octobre 1936, op. cit., p. 1. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &#8592; La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VIII) Le Sacre du Printemps &#8594; [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Revenir au premier article C’est précisément la mention qui est portée sur la première page de cet opuscule. [&#8617;]Par la suite, les textes deviendront plus nombreux. [&#8617;]Henry-Jacques, « La Symphonie Fantastique de Berlioz », Disques, n° 1, janvier 1935, p. 1. [&#8617;]La musique n’est plus un art vivant sur lequel on se doit de prendre position, mais l’objet d’un récit plus ou moins romanesque, lui-même simple faire valoir puisque son objectif avoué reste la promotion d’un disque. [&#8617;]J-M. Gilbert, « À nos lecteurs », Disques,  n°22, octobre 1936, op. cit., p. 1. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &larr; La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VIII) Le Sacre du Printemps &rarr; [...]</p>
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		<title>Commentaires sur Le Sacre du Printemps par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (III) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=443#comment-255</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (III) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 21:42:33 +0000</pubDate>
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		<description>[...] son attitude20. » C’est particulièrement frappant dans l’article magistral consacré au Sacre du Printemps21, mais on retrouve cette tentative d’imitation un peu partout dans son [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] son attitude20. » C’est particulièrement frappant dans l’article magistral consacré au Sacre du Printemps21, mais on retrouve cette tentative d’imitation un peu partout dans son [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IX) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VIII) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=796#comment-254</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VIII) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 21:15:07 +0000</pubDate>
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		<description>[...] À propos de ce blog         &#8592; La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VII) La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IX) &#8594; [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] À propos de ce blog         &larr; La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VII) La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IX) &rarr; [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VII) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VI) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=754#comment-253</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VI) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:48:45 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Lire la suite&#8230; « Une psychanalyse des arts plastiques pourrait considérer la pratique de l’embaumement comme un fait fondamental de leur genèse. À l’origine de la peinture et de la sculpture, elle trouverait le ˝complexe˝ de la momie […] Fixer artificiellement les apparences charnelles de l’être, c’est l’arracher au fleuve de la durée : l’arrimer à la vie […] La première statue égyptienne, c’est la momie de l’homme tanné et pétrifié dans le natron […]. Il est entendu que l’évolution parallèle de l’art et de la civilisation a dégagé les arts de ces fonctions magiques (Louis XIV ne se fait pas embaumer, il se contente de son portrait par Lebrun). » A. Bazin, Qu’est-ce que le cinéma ?, Paris, Les éditions du cerf, 14e édition, 2002, op. cit., p. 9-10. L’auteur note plus loin : « La photographie, en achevant le baroque, a libéré les arts plastiques de leur obsession de la ressemblance. » ibid., op. cit, p. 12. [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Lire la suite&#8230; « Une psychanalyse des arts plastiques pourrait considérer la pratique de l’embaumement comme un fait fondamental de leur genèse. À l’origine de la peinture et de la sculpture, elle trouverait le ˝complexe˝ de la momie […] Fixer artificiellement les apparences charnelles de l’être, c’est l’arracher au fleuve de la durée : l’arrimer à la vie […] La première statue égyptienne, c’est la momie de l’homme tanné et pétrifié dans le natron […]. Il est entendu que l’évolution parallèle de l’art et de la civilisation a dégagé les arts de ces fonctions magiques (Louis XIV ne se fait pas embaumer, il se contente de son portrait par Lebrun). » A. Bazin, Qu’est-ce que le cinéma ?, Paris, Les éditions du cerf, 14e édition, 2002, op. cit., p. 9-10. L’auteur note plus loin : « La photographie, en achevant le baroque, a libéré les arts plastiques de leur obsession de la ressemblance. » ibid., op. cit, p. 12. [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VI) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (V) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=718#comment-252</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (V) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:47:10 +0000</pubDate>
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		<description>[...] À propos de ce blog         &#8592; 18 gute Gründe, Discotheka zu unterstützen La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VI) &#8594; [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] À propos de ce blog         &larr; 18 gute Gründe, Discotheka zu unterstützen La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (VI) &rarr; [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (V) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IV) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=660#comment-251</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IV) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:46:06 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Lire la suite&#8230; Deux sources principales ont été utilisées pour cet article : le livre de Frédéric Hellouin d’une part, la thèse de Sandrine Anglade qui s’est intéressée à la création de l’Association Syndicale Professionnelle et Mutuelle de la Critique Dramatique et Musicale (ASPMCDM) d’autre part. Cette recherche est précieuse en ce qu’elle analyse précisément l’évolution de ce groupe et trace un portrait fidèle d’une profession en pleine mutation. J’ai pris la liberté de ne citer que les stricts emprunts. Mais le lecteur attentif retrouvera sans doute l’essentiel de son travail, largement simplifié eut égard aux exigences d’une étude qui se veut synthétique. S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre. Émergence et construction d’une identité professionnelle. Histoire de l’association de la critique dramatique et musicale (1889-1937), Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de M. Palmer. Université de Paris III. 1992. [&#8617;]A. de Chambure, À travers la presse, Paris, Th. Fert, Albouy &amp; Cie, 1914, p. 555. Cité par Fabrice d’Almeida &amp; Christian Delporte. Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours, Paris, Flamarion, Champs Université, 2003, op.cit., p. 6 [&#8617;]Cette position est, chez Baudelaire, une profession de foi : « […] Qu’il me soit permis […] de parler souvent en mon nom personnel. Ce je, accusé justement d’impertinence dans beaucoup de cas, implique cependant une grande modestie ; il enferme l’écrivain dans les limites les plus strictes de la sincérité. En réduisant sa tâche, il la rend plus facile. Enfin, il n’est pas nécessaire d’être un probabiliste bien consommé pour acquérir la certitude que cette sincérité trouvera des amis parmi les lecteurs impartiaux ; il y a bien évidemment quelques chances pour que le critique ingénu, en ne racontant que ses propres impressions, raconte aussi celles de quelques partisans inconnus ». C. Baudelaire, « Richard Wagner et Tannhäuser à Paris », Baudelaire critique d’art suivi de Critique musicale, Paris, Gallimard, Folio essais, 1992, op. cit., p. 439. [&#8617;]S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre. Émergence et construction d’une identité professionnelle. Histoire de l’association de la critique dramatique et musicale (1889-1937), Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de M. Palmer. Université de Paris III. 1992, op.cit., p. 189 [&#8617;]J. Brenner, Les critiques dramatiques, Paris, Flamarion, op. cit., p. 152. [&#8617;]« Chroniqueur dramatique du journal Le temps, Francis Sarcey (1827-1899) illustre parfaitement la transition d’une critique des lettres à une critique des journalistes. […] Le critique n’est plus un savant mais ˝un spectateur comme les autres, doté seulement d’un peu plus d’expérience et de savoir faire qui tente d’intéresser un vaste public en lui parlant sa propre langue˝(T. Ferenczi, L’invention du journalisme, naissance de la presse moderne à la fin du XIXe siècle, Paris, Plon, 1993, p. 119-120). À la différence de la ˝théorie˝ zolienne pour laquelle le critique est un analyste, la conception du ˝métier˝ définie à partir de Sarcey et de la nouvelle critique repose sur la notion de critique-raporteur ou critique-témoin d’un événement théâtrale dont il doit rendre compte en fonction de l’attente des lecteurs. » S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre..., op.cit., p. 30-31. [&#8617;]S. Anglade, ibid. [&#8617;]A. Thibaudet, « La critique professionnelle, Physiologie de la critique », Paris, La Nouvelle Revue Française, 1930, 25e édition, 1948, op. cit., p. 23-24 [&#8617;]S. Anglade, ibid, p 30. [&#8617;]Sainte-Beuve, « dernier portrait littéraire », œuvre complète, T 2, Paris, La Pleiade, Gallimard, op.cit., p. 339. [&#8617;]C. Naugrette-Christophe, Les théâtres et la ville de Paris sous le second empire. Une mutation organisée. Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de Bernard Dort. Université de Paris III. 1990, op. cit., p. 405. [&#8617;]« Autrefois, chaque journal n’avait qu’un critique attitré, que l’on appelait familièrement le ludiste ; aujourd’hui chaque journal en a au moins trois : le critique, le soiriste et l’échotier ». F. Sarcey, Quarante ans de théâtre, Bibliothèque des anales politiques et littéraires, 1900-1902, op. cit., p. 109. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 48-49. [&#8617;]L’auteur plaide en réalité pour une critique mixte que l’on pourrait résumer par les points suivants : « La critique doit réunir, en quantité sensiblement égale, l’élément subjectif et l’élément objectif ; le critique doit se montrer éclectique, c’est-à-dire rejeter l’asservissement étroit à une doctrine esthétique, philosophique ou technique ; il doit rechercher dans l’œuvre les caractères généraux de la Beauté, lesquels n’existent pas si l’émotion reste absente, étudier les rapports entre la forme et l’idée […], savoir examiner la forme en elle-même, savoir discerner si l’on se trouve en présence d’une nouveauté, soit d’un idéal connu ou imité, soit d’un vulgaire plagiat ». F. Hellouin, Essai de critique de la critique musicale…, op. cit., p. 241-245. [&#8617;]« Il y a quelques années, un gros industriel, enrichi, dans des proportions invraisemblables, par une spéculation que la morale ne saurait approuver, sonda toute la profondeur de son succès de mépris, et voulut enfin s’attirer la sympathie. Son dessin fut de couvrir d’une égide protectrice une entreprise théâtrale. Pour se concilier les gros organes de la presse quotidienne, il eut alors une idée géniale : au lieu qu’une somme fut donnée une fois pour toutes aux journalistes spécialisés visés, il fit les choses royalement, et les dotât d’une rente viagère. La mesure fut ébruitée doublement ; par les aveux réjouis de plusieurs de ceux qui en bénéficière, et parce que de belles pécheresses, plus ou moins abandonnées, entr’ouvrirent leur tiroir de confidences fanées ». F. Hellouin, ibid, op. cit., p. 137. [&#8617;]F. Hellouin, ibid., p. 160. [&#8617;]F. Hellouin, ibid. [&#8617;]en 1910, ils sont 3 350. Source Marc martin, Médias et journalistes de la république, Ed Odile Jacob, 1997, p. 122. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 50-51. [&#8617;]J. Brenner, Les critiques dramatiques, Paris, Flamarion, op. cit., p. 152. [&#8617;]En témoigne le discours du secrétaire de l’Association syndicale professionnelle et mutuelle de la critique dramatique et musicale : « La question de la publication au lendemain de la répétition générale du compte rendu des pièces nouvelles, reste toujours entière. Le Syndicat de la presse parisienne, saisi de la situation, a finalement décidé de laisser chacun de ses membres libres d’agir, dans le journal qu’il dirige, comme bon lui semble. C’est pourquoi les journaux continuent de publier les comptes rendus de leurs critiques ; les unes au lendemain de la première, selon la tradition, les autres après la répétition générale, comme la mode en est venue récemment. Dans ce dernier cas, ce n’est d’ailleurs pas que certains directeurs de journaux fassent cette publication avec enthousiasme ; seulement, vous savez combien le mauvais exemple est contagieux et quel souci nos grands journaux ont de ne pas être devancé par un confrère dans la publication d’une information » « Rapport du secrétaire général Maurice Gilil », Annuaire de l’ASPMCDM, 1933, op. cit., p. 33. [&#8617;]S. Anglade, ibid, op. cit., p. 27 &#8211; 28. [&#8617;]C. Guidoni, La critique dramatique au XXe siècle — son influence sociale, son rôle publicitaire et commercial —, thèse pour le doctorat de 3ème cycle, sous la direction de M. André Tissier, Université de Paris III, 1977, op. cit., p. 13-14. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 213. [&#8617;]« Le 6 janvier 1864, s’inspirant de principes libéraux, Napoléon III rendit à tour individu la liberté de construire et d’exploiter un théâtre ». L.H. Lecomte, Histoire des théâtres de Paris, 1402-1904, H. Daragon, 1905-1912, 9 vol., op. cit., p. 8. Le contrôle de l’état va progressivement s’effacer pour laisser la place à la critique. [&#8617;]Discours de Léon Bérard, sous-secrétaire d’État aux beaux-arts, banquet de l’ASPMCDM du 5 juin 1920, Annuaire de l’ASPMCDM, 1920, op. cit., p. 52. [&#8617;]B. Brecht, Écrits sur le théâtre, T.1, Paris, L’Arche Éditeur, 2ème édition, 1972, op. cit., p. 50. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &#8592; 18 bonnes raisons de soutenir Discotheka Version décembre 2010 &#8594; [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Lire la suite&#8230; Deux sources principales ont été utilisées pour cet article : le livre de Frédéric Hellouin d’une part, la thèse de Sandrine Anglade qui s’est intéressée à la création de l’Association Syndicale Professionnelle et Mutuelle de la Critique Dramatique et Musicale (ASPMCDM) d’autre part. Cette recherche est précieuse en ce qu’elle analyse précisément l’évolution de ce groupe et trace un portrait fidèle d’une profession en pleine mutation. J’ai pris la liberté de ne citer que les stricts emprunts. Mais le lecteur attentif retrouvera sans doute l’essentiel de son travail, largement simplifié eut égard aux exigences d’une étude qui se veut synthétique. S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre. Émergence et construction d’une identité professionnelle. Histoire de l’association de la critique dramatique et musicale (1889-1937), Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de M. Palmer. Université de Paris III. 1992. [&#8617;]A. de Chambure, À travers la presse, Paris, Th. Fert, Albouy &amp; Cie, 1914, p. 555. Cité par Fabrice d’Almeida &amp; Christian Delporte. Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours, Paris, Flamarion, Champs Université, 2003, op.cit., p. 6 [&#8617;]Cette position est, chez Baudelaire, une profession de foi : « […] Qu’il me soit permis […] de parler souvent en mon nom personnel. Ce je, accusé justement d’impertinence dans beaucoup de cas, implique cependant une grande modestie ; il enferme l’écrivain dans les limites les plus strictes de la sincérité. En réduisant sa tâche, il la rend plus facile. Enfin, il n’est pas nécessaire d’être un probabiliste bien consommé pour acquérir la certitude que cette sincérité trouvera des amis parmi les lecteurs impartiaux ; il y a bien évidemment quelques chances pour que le critique ingénu, en ne racontant que ses propres impressions, raconte aussi celles de quelques partisans inconnus ». C. Baudelaire, « Richard Wagner et Tannhäuser à Paris », Baudelaire critique d’art suivi de Critique musicale, Paris, Gallimard, Folio essais, 1992, op. cit., p. 439. [&#8617;]S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre. Émergence et construction d’une identité professionnelle. Histoire de l’association de la critique dramatique et musicale (1889-1937), Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de M. Palmer. Université de Paris III. 1992, op.cit., p. 189 [&#8617;]J. Brenner, Les critiques dramatiques, Paris, Flamarion, op. cit., p. 152. [&#8617;]« Chroniqueur dramatique du journal Le temps, Francis Sarcey (1827-1899) illustre parfaitement la transition d’une critique des lettres à une critique des journalistes. […] Le critique n’est plus un savant mais ˝un spectateur comme les autres, doté seulement d’un peu plus d’expérience et de savoir faire qui tente d’intéresser un vaste public en lui parlant sa propre langue˝(T. Ferenczi, L’invention du journalisme, naissance de la presse moderne à la fin du XIXe siècle, Paris, Plon, 1993, p. 119-120). À la différence de la ˝théorie˝ zolienne pour laquelle le critique est un analyste, la conception du ˝métier˝ définie à partir de Sarcey et de la nouvelle critique repose sur la notion de critique-raporteur ou critique-témoin d’un événement théâtrale dont il doit rendre compte en fonction de l’attente des lecteurs. » S. Anglade, Les journalistes, critiques de théâtre&#8230;, op.cit., p. 30-31. [&#8617;]S. Anglade, ibid. [&#8617;]A. Thibaudet, « La critique professionnelle, Physiologie de la critique », Paris, La Nouvelle Revue Française, 1930, 25e édition, 1948, op. cit., p. 23-24 [&#8617;]S. Anglade, ibid, p 30. [&#8617;]Sainte-Beuve, « dernier portrait littéraire », œuvre complète, T 2, Paris, La Pleiade, Gallimard, op.cit., p. 339. [&#8617;]C. Naugrette-Christophe, Les théâtres et la ville de Paris sous le second empire. Une mutation organisée. Thèse de doctorat « nouveau régime » sous la direction de Bernard Dort. Université de Paris III. 1990, op. cit., p. 405. [&#8617;]« Autrefois, chaque journal n’avait qu’un critique attitré, que l’on appelait familièrement le ludiste ; aujourd’hui chaque journal en a au moins trois : le critique, le soiriste et l’échotier ». F. Sarcey, Quarante ans de théâtre, Bibliothèque des anales politiques et littéraires, 1900-1902, op. cit., p. 109. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 48-49. [&#8617;]L’auteur plaide en réalité pour une critique mixte que l’on pourrait résumer par les points suivants : « La critique doit réunir, en quantité sensiblement égale, l’élément subjectif et l’élément objectif ; le critique doit se montrer éclectique, c’est-à-dire rejeter l’asservissement étroit à une doctrine esthétique, philosophique ou technique ; il doit rechercher dans l’œuvre les caractères généraux de la Beauté, lesquels n’existent pas si l’émotion reste absente, étudier les rapports entre la forme et l’idée […], savoir examiner la forme en elle-même, savoir discerner si l’on se trouve en présence d’une nouveauté, soit d’un idéal connu ou imité, soit d’un vulgaire plagiat ». F. Hellouin, Essai de critique de la critique musicale…, op. cit., p. 241-245. [&#8617;]« Il y a quelques années, un gros industriel, enrichi, dans des proportions invraisemblables, par une spéculation que la morale ne saurait approuver, sonda toute la profondeur de son succès de mépris, et voulut enfin s’attirer la sympathie. Son dessin fut de couvrir d’une égide protectrice une entreprise théâtrale. Pour se concilier les gros organes de la presse quotidienne, il eut alors une idée géniale : au lieu qu’une somme fut donnée une fois pour toutes aux journalistes spécialisés visés, il fit les choses royalement, et les dotât d’une rente viagère. La mesure fut ébruitée doublement ; par les aveux réjouis de plusieurs de ceux qui en bénéficière, et parce que de belles pécheresses, plus ou moins abandonnées, entr’ouvrirent leur tiroir de confidences fanées ». F. Hellouin, ibid, op. cit., p. 137. [&#8617;]F. Hellouin, ibid., p. 160. [&#8617;]F. Hellouin, ibid. [&#8617;]en 1910, ils sont 3 350. Source Marc martin, Médias et journalistes de la république, Ed Odile Jacob, 1997, p. 122. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 50-51. [&#8617;]J. Brenner, Les critiques dramatiques, Paris, Flamarion, op. cit., p. 152. [&#8617;]En témoigne le discours du secrétaire de l’Association syndicale professionnelle et mutuelle de la critique dramatique et musicale : « La question de la publication au lendemain de la répétition générale du compte rendu des pièces nouvelles, reste toujours entière. Le Syndicat de la presse parisienne, saisi de la situation, a finalement décidé de laisser chacun de ses membres libres d’agir, dans le journal qu’il dirige, comme bon lui semble. C’est pourquoi les journaux continuent de publier les comptes rendus de leurs critiques ; les unes au lendemain de la première, selon la tradition, les autres après la répétition générale, comme la mode en est venue récemment. Dans ce dernier cas, ce n’est d’ailleurs pas que certains directeurs de journaux fassent cette publication avec enthousiasme ; seulement, vous savez combien le mauvais exemple est contagieux et quel souci nos grands journaux ont de ne pas être devancé par un confrère dans la publication d’une information » « Rapport du secrétaire général Maurice Gilil », Annuaire de l’ASPMCDM, 1933, op. cit., p. 33. [&#8617;]S. Anglade, ibid, op. cit., p. 27 &#8211; 28. [&#8617;]C. Guidoni, La critique dramatique au XXe siècle — son influence sociale, son rôle publicitaire et commercial —, thèse pour le doctorat de 3ème cycle, sous la direction de M. André Tissier, Université de Paris III, 1977, op. cit., p. 13-14. [&#8617;]S. Anglade, ibid., op. cit., p. 213. [&#8617;]« Le 6 janvier 1864, s’inspirant de principes libéraux, Napoléon III rendit à tour individu la liberté de construire et d’exploiter un théâtre ». L.H. Lecomte, Histoire des théâtres de Paris, 1402-1904, H. Daragon, 1905-1912, 9 vol., op. cit., p. 8. Le contrôle de l’état va progressivement s’effacer pour laisser la place à la critique. [&#8617;]Discours de Léon Bérard, sous-secrétaire d’État aux beaux-arts, banquet de l’ASPMCDM du 5 juin 1920, Annuaire de l’ASPMCDM, 1920, op. cit., p. 52. [&#8617;]B. Brecht, Écrits sur le théâtre, T.1, Paris, L’Arche Éditeur, 2ème édition, 1972, op. cit., p. 50. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &larr; 18 bonnes raisons de soutenir Discotheka Version décembre 2010 &rarr; [...]</p>
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		<title>Commentaires sur La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (IV) par La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (III) &#124; Blog du projet Discotheka</title>
		<link>http://blog.discotheka.com/?p=585#comment-250</link>
		<dc:creator>La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet (III) &#124; Blog du projet Discotheka</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:45:02 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Lire la suite&#8230; Cours professé à l’École des Hautes Études Sociales et publié sous le titre Essaie de critique de la critique musicale, Paris, A. Joanin &amp; Cie, 1906 [&#8617;]F. Hellouin, Essaie de critique de la critique musicale, Paris, A. Joanin &amp; Cie, 1906. [&#8617;]F. Hellouin, ibid., p. 7. [&#8617;]A. Galliari, « Préface », Colette au concert, Paris, Le Castor Astral, collection « les inattendus », 1992, op. cit., p. 7. [&#8617;]Les compositeurs littérateurs et les compositeurs non-littérateurs, les musiciens littérateurs et musiciens non-littérateurs, les littérateurs non musiciens et littérateurs musiciens intuitifs. Il précise plus loin : « par littérateur, j’entends celui qui attache une importance particulière à la forme de son discours, qui s’arrête plus au contenant qu’au contenu. » F. Hellouin, Essaie de critique de la critique musicale…, op. cit., p. 142. On reviendra plus loin sur cette classification. [&#8617;]Robert-Sigl est à peu prêt oublié aujourd’hui ; mais on verra qu’aux premières heures de la revue Disque, sa présence témoigne de la survivance d’une tradition littéraire qui va se diluer peu à peu. [&#8617;]Colette, Paris, Gil Blas, 12 janvier 1903, Colette au concert, Le Castor Astral, collection « les inattendus », 1992, op. cit., p. 21-23. [&#8617;]˝rassurez-vous, je ne vous parlerai, chaque semaine, que très peu de musique˝ &#8211; Colette, Paris, Gil Blas, 16 mars 1903, ibid, op. cit., p. 53-56. [&#8617;]A. Galliari, « Préface », Colette au concert…, op. cit., p. 7-9. [&#8617;]˝J’ai surpris des figures de femmes, tendues, enflammées aux pommettes, avec ce spécial soupir silencieux, à bouches ouvertes… C’était dégoûtant. In Colette, Paris, Gil Blas, 9 mars 1903, Colette au concert…, 1992, op. cit., p. 49-52.˝ [&#8617;]Ce désintéressement pour la technique musicale est revendiqué par Colette : « mon article manque bien, je le sais, de critique technique. Qu’est-ce que vous voulez ? Willy, choqué de ma tenue irrévérencieuse pendant cet interminable festival-Strauss, m’a reproché d’un air sec : ˝Pourtant, ma chère, la trituration de la pâte orchestrale est merveilleuse˝. S’il savait ce que je m’en fiche, de sa pâte, et de sa trituration, et de tout, puisque je n’aime pas cette cuisine-là ! » Colette, 30 mars 1903, Colette au concert…, op. cit., p. 63. [&#8617;]Lettre du sculpteur Antoine Bourdelle, 4 mai 1910, coll. A. Rivière. Cité par Christian C. Goubault, « Jacques Rivière, critique musical : la passion d’exprimer », La critique artistique, un genre littéraire,ouvrage collectif présenté par Jean Gaulmier, Rouan, PUF, 1983, op. cit., p. 96 [&#8617;]Correspondance 1905-1914, Paris, N.R.F., Gallimard, 1926, t. I, p. 95. Cité par Christian Goubault, « Jacques Rivière, critique musical… », p. 73. [&#8617;]A. Schoenberg, « Les critiques et la critique », Le style et l’idée, Paris, Buchet/Chastel, 1977, op. cit., p. 149. [&#8617;]G. Poulet, « Une critique d’identification », Les chemins actuels de la critique, Paris, Plon, 1967, p. 11. [&#8617;]On notera tout de même que Georges Poulet s’appuie sur les propos de Jacques Rivière pour étayer sa thèse : «  Je ris de moi quand je considère mon effroyable plasticité. Dès que je trouve une pensée qui ressemble à la mienne, je m’abandonne à elle. Je prends tous les contours qu’elle m’impose. » J. Rivière, cité par G. Poulet. G. Poulet, ibid, op. cit., p. 11-12. [&#8617;] « Lui-même, je le vois au milieu de son œuvre comme un enchanteur tout-puissant parmi sa cour esclave. Il lui suffit d’avoir une idée : si étrange, si capricieuse soit-elle, comme les féroces séïdes de Kostcheï dompté par l’Oiseau de Feu, les sons se bousculent, se culbutent, s’écrasent, mais la suivent. » J. Rivière, « Le Sacre du Printemps », Paris, Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in F. Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op. cit., p. 47-48. La description se veut peut-être une vue holographique de l’œuvre, mais elle propose en réalité une autre œuvre, littéraire celle-là. [&#8617;]G. Poulet, ibid. [&#8617;]F. Mauriac, Du côté de chez Proust, Paris, La Table Ronde, 1947, op. cit., p. 87. [&#8617;]« Il a la passion de comprendre. Critique, il emploie tout son cœur et toute sa patience à aimer son auteur comme ˝il veut˝ être aimé. Il s’efforce, pour cela, de recréer l’œuvre qu’il étudie, de recommencer ˝le geste créateur˝, de reprendre son attitude… Ce n’est pas là de la critique de tous les jours. », L’Intransigeant (article non signé) 9 février 1912, cité dans « Jacques Rivière et la N.R.F. », N.R.F., février 1975, p. 6. Repris par Christian Goubault. p. 95. [&#8617;]« Dès le début, pour qui prêtait bien l’oreille et savait entendre les différences, la musique de Stravinsky rendait un son mat et défini qui lui appartenait en propre. Elle ne se répandait pas, elle ne s’abandonnait pas à son retentissement. Dans sesfeux d’artifice, dans ses bouquets, il y avait quelque chose de fixe, de fermé, d’entièrement déterminé. Ses plus éblouissements passages n’avaient même pas l’humidité du scintillement. Elle semblait inspirée par la sécheresse comme par une source ; elle jaillissait, s’évanouissait et retombait avec une abondance à la fois éclatante et éteinte. Mais où cette brièveté et cette contraction des sons deviennent surtout frappantes, c’est dans le Sacre du Printemps ; dès les premières mesures, on les ressent ; aucun rayonnement, aucune fuite ; la mélodie chemine étroitement ; elle se développe, elle dure sans la moindre effusion ; nous sommes saisis d’un étouffement tout-puissant ; les sons meurent sans avoir débordé l’espace qu’ils emplissaient en naissant ; rien ne s’échappe, rien ne s’envole ; tout nous ramène et nous accable. Jamais on n’entendit musique aussi magnifiquement bornée. » J. Rivière, « Le Sacre du Printemps », Chapitre I, Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in François Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op. cit., p. 47-48. [&#8617;]Adorno ne fait pas autre chose lorsqu’il parle de Mahler. Son discours ajoute cependant une dimension politique aux questions esthétiques et poétiques. [&#8617;]Ce qui nous renvoie incidemment aux questions d’Eschyle : « l’homme est devenu homme parce que Prométhé lui a transmis une part du prattein/poiein (de &#171;&#160;l’agir/créer) qui était jusque-là possession exclusive des forces divines. Quelle était la situation de l’homme avant ? Des ombres vides ˝semblables aux figures des rêves˝, qui voyaient sans voir et sans tirer aucun profit, passaient leur longue vie sans aucun ordre, au hasard. Ils vivaient sous terre sans pouvoir distinguer l’hiver de l’été, faisaient tout sans réflexion, sans pensée, ne connaissaient pas la mort. Ce qu’Eschyle décrit, c’est finalement un homme en dehors de la parole et de l’institution ». C. Castoriadis, « Anthropogonie chez Eschyle et autocréation de l’homme chez Sophocle », Figures du pensable, Paris, Le Seuil, op. cit., p. 18. Le Sacre, vu par Jacques Rivière, serait en quelque sorte l’étape suivante, marquant la naissance d’une société sans individu…. [&#8617;]L’auteur passe fréquemment d’une position de théoricien à celle d’un auditeur sensible racontant ses propres expériences. Ainsi au chapitre II : « en brisant le mouvement, en le ramenant vers le simple geste, Nijinski fait entrer l’expression dans la danse ». Jacques Rivière, « Le Sacre du Printemps », « Chapitre II », Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in François Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op.cit., p. 44. Cette attitude s’accompagne généralement d’un « nous » destiné à marquer la distance, même lorsque Jacques Rivière évoque une expérience singulière :  « nous sommes devant elles (la danse) comme les enfants à Guignol. » ibid, p 45. Mais le récit à la première personne revient régulièrement : « Je me souviens des premiers soirs ! C’était pour moi la révélation d’un nouveau monde… » ibid, p. 42. [&#8617;]Cette position est essentielle en ce qu’elle marque de manière radicale la position de l’écrivain — ou du créateur — comme celui qui garantie la vérité. « La garantie de la vérité est là, du côté des créateurs, qui se trouvent ainsi, de par cette logique des places déléguées, dans la position de démiurges, pour ainsi dire ˝ouvrier divin˝ ». Pierre Legendre, « Entretien avec Charles tesson », Les Cahiers du Cinéma, Le siècle du cinéma, Hors-série, novembre 2000, p. 12. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &#8592; Ontologies novembre 2010 Nouvelle version démo novembre 2010 &#8594; [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Lire la suite&#8230; Cours professé à l’École des Hautes Études Sociales et publié sous le titre Essaie de critique de la critique musicale, Paris, A. Joanin &amp; Cie, 1906 [&#8617;]F. Hellouin, Essaie de critique de la critique musicale, Paris, A. Joanin &amp; Cie, 1906. [&#8617;]F. Hellouin, ibid., p. 7. [&#8617;]A. Galliari, « Préface », Colette au concert, Paris, Le Castor Astral, collection « les inattendus », 1992, op. cit., p. 7. [&#8617;]Les compositeurs littérateurs et les compositeurs non-littérateurs, les musiciens littérateurs et musiciens non-littérateurs, les littérateurs non musiciens et littérateurs musiciens intuitifs. Il précise plus loin : « par littérateur, j’entends celui qui attache une importance particulière à la forme de son discours, qui s’arrête plus au contenant qu’au contenu. » F. Hellouin, Essaie de critique de la critique musicale…, op. cit., p. 142. On reviendra plus loin sur cette classification. [&#8617;]Robert-Sigl est à peu prêt oublié aujourd’hui ; mais on verra qu’aux premières heures de la revue Disque, sa présence témoigne de la survivance d’une tradition littéraire qui va se diluer peu à peu. [&#8617;]Colette, Paris, Gil Blas, 12 janvier 1903, Colette au concert, Le Castor Astral, collection « les inattendus », 1992, op. cit., p. 21-23. [&#8617;]˝rassurez-vous, je ne vous parlerai, chaque semaine, que très peu de musique˝ &#8211; Colette, Paris, Gil Blas, 16 mars 1903, ibid, op. cit., p. 53-56. [&#8617;]A. Galliari, « Préface », Colette au concert…, op. cit., p. 7-9. [&#8617;]˝J’ai surpris des figures de femmes, tendues, enflammées aux pommettes, avec ce spécial soupir silencieux, à bouches ouvertes… C’était dégoûtant. In Colette, Paris, Gil Blas, 9 mars 1903, Colette au concert…, 1992, op. cit., p. 49-52.˝ [&#8617;]Ce désintéressement pour la technique musicale est revendiqué par Colette : « mon article manque bien, je le sais, de critique technique. Qu’est-ce que vous voulez ? Willy, choqué de ma tenue irrévérencieuse pendant cet interminable festival-Strauss, m’a reproché d’un air sec : ˝Pourtant, ma chère, la trituration de la pâte orchestrale est merveilleuse˝. S’il savait ce que je m’en fiche, de sa pâte, et de sa trituration, et de tout, puisque je n’aime pas cette cuisine-là ! » Colette, 30 mars 1903, Colette au concert…, op. cit., p. 63. [&#8617;]Lettre du sculpteur Antoine Bourdelle, 4 mai 1910, coll. A. Rivière. Cité par Christian C. Goubault, « Jacques Rivière, critique musical : la passion d’exprimer », La critique artistique, un genre littéraire,ouvrage collectif présenté par Jean Gaulmier, Rouan, PUF, 1983, op. cit., p. 96 [&#8617;]Correspondance 1905-1914, Paris, N.R.F., Gallimard, 1926, t. I, p. 95. Cité par Christian Goubault, « Jacques Rivière, critique musical… », p. 73. [&#8617;]A. Schoenberg, « Les critiques et la critique », Le style et l’idée, Paris, Buchet/Chastel, 1977, op. cit., p. 149. [&#8617;]G. Poulet, « Une critique d’identification », Les chemins actuels de la critique, Paris, Plon, 1967, p. 11. [&#8617;]On notera tout de même que Georges Poulet s’appuie sur les propos de Jacques Rivière pour étayer sa thèse : «  Je ris de moi quand je considère mon effroyable plasticité. Dès que je trouve une pensée qui ressemble à la mienne, je m’abandonne à elle. Je prends tous les contours qu’elle m’impose. » J. Rivière, cité par G. Poulet. G. Poulet, ibid, op. cit., p. 11-12. [&#8617;] « Lui-même, je le vois au milieu de son œuvre comme un enchanteur tout-puissant parmi sa cour esclave. Il lui suffit d’avoir une idée : si étrange, si capricieuse soit-elle, comme les féroces séïdes de Kostcheï dompté par l’Oiseau de Feu, les sons se bousculent, se culbutent, s’écrasent, mais la suivent. » J. Rivière, « Le Sacre du Printemps », Paris, Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in F. Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op. cit., p. 47-48. La description se veut peut-être une vue holographique de l’œuvre, mais elle propose en réalité une autre œuvre, littéraire celle-là. [&#8617;]G. Poulet, ibid. [&#8617;]F. Mauriac, Du côté de chez Proust, Paris, La Table Ronde, 1947, op. cit., p. 87. [&#8617;]« Il a la passion de comprendre. Critique, il emploie tout son cœur et toute sa patience à aimer son auteur comme ˝il veut˝ être aimé. Il s’efforce, pour cela, de recréer l’œuvre qu’il étudie, de recommencer ˝le geste créateur˝, de reprendre son attitude… Ce n’est pas là de la critique de tous les jours. », L’Intransigeant (article non signé) 9 février 1912, cité dans « Jacques Rivière et la N.R.F. », N.R.F., février 1975, p. 6. Repris par Christian Goubault. p. 95. [&#8617;]« Dès le début, pour qui prêtait bien l’oreille et savait entendre les différences, la musique de Stravinsky rendait un son mat et défini qui lui appartenait en propre. Elle ne se répandait pas, elle ne s’abandonnait pas à son retentissement. Dans sesfeux d’artifice, dans ses bouquets, il y avait quelque chose de fixe, de fermé, d’entièrement déterminé. Ses plus éblouissements passages n’avaient même pas l’humidité du scintillement. Elle semblait inspirée par la sécheresse comme par une source ; elle jaillissait, s’évanouissait et retombait avec une abondance à la fois éclatante et éteinte. Mais où cette brièveté et cette contraction des sons deviennent surtout frappantes, c’est dans le Sacre du Printemps ; dès les premières mesures, on les ressent ; aucun rayonnement, aucune fuite ; la mélodie chemine étroitement ; elle se développe, elle dure sans la moindre effusion ; nous sommes saisis d’un étouffement tout-puissant ; les sons meurent sans avoir débordé l’espace qu’ils emplissaient en naissant ; rien ne s’échappe, rien ne s’envole ; tout nous ramène et nous accable. Jamais on n’entendit musique aussi magnifiquement bornée. » J. Rivière, « Le Sacre du Printemps », Chapitre I, Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in François Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op. cit., p. 47-48. [&#8617;]Adorno ne fait pas autre chose lorsqu’il parle de Mahler. Son discours ajoute cependant une dimension politique aux questions esthétiques et poétiques. [&#8617;]Ce qui nous renvoie incidemment aux questions d’Eschyle : « l’homme est devenu homme parce que Prométhé lui a transmis une part du prattein/poiein (de &laquo;&nbsp;l’agir/créer) qui était jusque-là possession exclusive des forces divines. Quelle était la situation de l’homme avant ? Des ombres vides ˝semblables aux figures des rêves˝, qui voyaient sans voir et sans tirer aucun profit, passaient leur longue vie sans aucun ordre, au hasard. Ils vivaient sous terre sans pouvoir distinguer l’hiver de l’été, faisaient tout sans réflexion, sans pensée, ne connaissaient pas la mort. Ce qu’Eschyle décrit, c’est finalement un homme en dehors de la parole et de l’institution ». C. Castoriadis, « Anthropogonie chez Eschyle et autocréation de l’homme chez Sophocle », Figures du pensable, Paris, Le Seuil, op. cit., p. 18. Le Sacre, vu par Jacques Rivière, serait en quelque sorte l’étape suivante, marquant la naissance d’une société sans individu…. [&#8617;]L’auteur passe fréquemment d’une position de théoricien à celle d’un auditeur sensible racontant ses propres expériences. Ainsi au chapitre II : « en brisant le mouvement, en le ramenant vers le simple geste, Nijinski fait entrer l’expression dans la danse ». Jacques Rivière, « Le Sacre du Printemps », « Chapitre II », Nouvelle Revue Française, novembre 1913, in François Lesure, Anthologie de la critique musicale…, op.cit., p. 44. Cette attitude s’accompagne généralement d’un « nous » destiné à marquer la distance, même lorsque Jacques Rivière évoque une expérience singulière :  « nous sommes devant elles (la danse) comme les enfants à Guignol. » ibid, p 45. Mais le récit à la première personne revient régulièrement : « Je me souviens des premiers soirs ! C’était pour moi la révélation d’un nouveau monde… » ibid, p. 42. [&#8617;]Cette position est essentielle en ce qu’elle marque de manière radicale la position de l’écrivain — ou du créateur — comme celui qui garantie la vérité. « La garantie de la vérité est là, du côté des créateurs, qui se trouvent ainsi, de par cette logique des places déléguées, dans la position de démiurges, pour ainsi dire ˝ouvrier divin˝ ». Pierre Legendre, « Entretien avec Charles tesson », Les Cahiers du Cinéma, Le siècle du cinéma, Hors-série, novembre 2000, p. 12. [&#8617;]   Cette entrée a été publiée dans La critique musicale face au disque, émergence d’une critique sans sujet, 1935-1939. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.    &larr; Ontologies novembre 2010 Nouvelle version démo novembre 2010 &rarr; [...]</p>
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